19/11/2007

Un peu de patience...

Voilà le président est rentré à bon port...Fatigué mais heureux de ces 3 semaines passées avec Laloé riches d'enseignements de toutes sortes et avec plein d'idées pour les missions futures.

J'ai laissé Lars, Malo et Zoé à Bukavu où ils sont actuellement dans un environnement 100 % Congolais puisqu'ils logent chez Maman Sifa: Une maman Congolaise pas comme les autres qui s'occupe de deux orphelinats. Un peu de patience donc car ici aussi l'accès à internet n'est pas facile tous les jours.  Le programme pour Bukavu reste lui aussi diversifié: Orphelins avec maman Sifa, prison et enfants soldats avec War Child, Centre nutritionnel avec Save the Children, Hôpital de Panzi pour les victimes de violences sexuelles.... 

A très bientôt tous,

Luc

12:37 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2007

Goma...La guerre nous rattrappe UPDATED

Salut tout le monde,

 

Bon j’avais dit que je n’écrirais qu’un seul message mais comme ce soir je suis le seul derrière le clavier et que je suis sûr que vous mourez tous d’impatience d’avoir la suite du feuilleton alors je vous fais un bref topo de la situation (sans photos cette fois vu que mon appareil photo a chopé une saloperie…).

sourire cv

Lundi : Départ de Bunia sur petit porteur sans problème. Un joli vol au dessus du cratère du Nyiragongo, le volcan qui surplombe Goma et qui a déversé sa lave sur la ville il y a à peine 5 ans…Mais c’est comme si c’était hier tant les stigmates restent partout visibles. La route qui ramène de l’aéroport à la maison de Solidarités, l’ONG française qui nous héberge avec chaleur et générosité ici à Goma est en réalité la coulée de lave elle-même.

Ah ben génial voilà Zoé qui arrive. Je vais pouvoir lui laisser la plume.

 

Heuu ben suis pas aussi littéraire que lui mais bon …

Alors mardi matin normalement nous partions pour le camp de Mugunga mais pendant la nuit et au petit matin conflit (attaque par x sur 2 camps par mortiers) ce qui veut dire que plus ou moins 25.000 personnes ont fuit les camps vers la ville et nous on attend. A midi nous discutions avec le Chef de Solidarité- discussion un peu hard sur le conflit- sur les braquages qu’ils ont vécu, les mots sont forts, Lars Malo et moi-même on a un peu dur, j’en fais part à Luc et gentiment le chef coordinateur nous propose un briefing bien résumé de l’histoire de la région et du pays fin d’après midi.

palace goma

Ok on reprend du poil de la bête et allons jouer dans une structure pour les enfants de la rue tenue par un vieil italien à côté d’une cathédrale qui a bien souffert de la coulée de lave en janvier 2002 ;

cathedrale g
Le centre Kahinja pour enfants des rues au pied de ce qui reste de la cathédrale.

oui assez impressionnant la couleur de Goma et assez noir due aux 3 coulées qui ont bien marqué la ville bref, nous jouons donnons atelier (oui je me grouille car la propriétaire de l’ordi veut voir un film) un peu récréation pour ces enfants plein d’énergie de vitalité. Ensuite de retour dans notre palace au bord du Lac très beau mais régulièrement visité par le  choléra, eau stagnante, plaque de gaz qui fait chaque jour, chaque semaine plusieurs morts, étrange ce Lac…Puis briefing histoire des conflits,  FARDC (militaire du gouvernement), FDLR (front démocratique libération du Rwanda), Nkunda le protecteur des Tutsi, l’après génocide, 96, une date avec des horreurs, Hutus qui se préparaient dans les camps pour « terminer le travail » au Rwanda, et j’en passe d’autres car dans un aussi petite espace il y en a des choses à raconter, à décortiquer…  là moi je craque, remise en question qu’est ce que je fous ici pourquoi comment, dans l’humanitaire, peut pas penser à toi à tes états d’âmes, t’as des milliers de personnes qui fuient les camp et toi ta peur tu ne connais pas ces nouveau mots… mais quand même bonne discussion avec Malo les mots sortent tu relativises ok j’me relâche je passe une bonne nuit cool. Mais évidemment changement de programme car pour les camps c’est trop chaud .Aujourd’hui ce 14 nov ils rentrent dans les camps, ça va il n’y a pas eu trop de tension sauf qu’il y a eu pillage dans les camps donc ils n’ont plus rien du tout…. Pour nous au matin  CTO d’enfants soldats, 150, spectacle bien passé puis ateliers pas facile les éducateurs pas trop présents enfants bien vivants, bien marqués.

cajedenfant

Carte faite par un enfant soldat du CTO Cajed 

Ensuite pause très courte et là nous atterrissons dans un petit coin de paradis « Inouka» pour des filles rejetées par leur famille en reconstruction plus ou moins 40 filles de 6 à 14, 15 ans bon spectacle dans l’herbe, bons ateliers plein d’amour c’était autre chose qu’au matin. Voila demain nous jouerons pour plus de 1000 ados post ados à « Donbosco »qui apprennent les métiers, des orphelins de à partir de 4 ans.

 children voice Zoe

Vendredi matin nous nous envolons vers Bukavu, avec déjà plein de contact, orphelinat d’une Maman, hôpital Panzi violences sexuelles, ça va âtre chaud, autre hôpital HIV enfin bref ça va vite passer. Nous quittons Luc ce vendredi ça va être différent…nous allons être livrés à nous mêmes (oui je dis ça mais il va nous aider à trouver un logement) en sachant quand même que c’était un peu sa mission lui qui a été chef des grands Lac chez MSF.

children voice global

children voie 2

 

Voila c’est un peu plaqué, un peu brut mais voila… je vous embrasse ici nous avons de bonnes couleurs, merci Juan, Miguel pour vos messages et à tout bientôt.

z

 donbosco Spectacle à Don Bosco: 1100 élèves

  Ha ben ca fait longtemps que j ai rien dit, j’ai pas mes notes alors impro. GOMA, 2eme étape, une ville plus grande avec plus d activité bonne ou mauvaise. Comme vous a dit Zoé, nous rentrons dans la compréhension du conflit car il est proche. Nous sommes à la frontière du Rwanda dans une ville de commerce ou les différentes milices agissent. Ainsi rien n’est posé. Pour ma part je prends aussi conscience des limites de l’humanitaire…. Sinon ce que nous vivons est toujours fort, chaque jour.

acrobatie children voice 2


Il y a beaucoup d’acrobates chez les enfants soldats ou autre ado rencontré sur nos routes. Une bonne roue de camion devient un trampoline a salto, saut de tête, costal et autre culbutes impressionnantes, un but de foot permet l’acrobatie aérienne, ils m emmènent dans leurs prouesses, je ne fais pas toujours la maline mais qu’est ce que c’est bon.

children voice acro

Mon utopie serait de former des troupes à chaque fois. Comme nous n’avons pas pu jouer pour les camps du fait des attaques, nous avons cherchez les structures et il y a quand même pas mal d’enfants qu’on parvient à réinsérer, cela donne espoir pour le devenir du pays. Aujourd’hui nous jouions devant 1100 enfants et cela devient du bonheur, ils ont très bien réagi et attendent les prochains (à bon entendeur…)

Malo

 contr

And now the english version!

13/11/07 We arrived yesterday in Goma … yes this is gone be different shit … a big city … a lot of different ethnic groups … thousands of IDP’s (internal displaced people = people who have to quit there village because of the war.Normally we were going to visit 4 IDP camps with Solidarités … but this morning we got news that we can’t leave, apparently there been attacks …We had to wait for more news … In the afternoon some news arrived … two camps have been attacked and 40.000 refugees are comin’ to Goma.Damn what are we doing here … this is work for first aid, not for 3 clowns, when all this people enter Goma there could be riots … today it’s save, but what will tomorrow bring?I’m frightened and don’t know what to expect … I start to imagine how it is to live during a war … waiting … fear … refuge … and what we’re feeling is nothing compared to tze real shit … We had to change our program for the rest of the week because it’s way unsafe to leave the village … In the afternoon we played for a centre for street kids … luckily their energy chased my fear away … thanks kids!!!

 

14/11/07 This morning I woke up with a new thought … Why should I worry about the safety of our project while there are 40.000 people homeless again because of this fuckin’ war!!!This country is such a big mess.After breakfast we got some news … the refugees returned to their camp … no news who caused this attack …In the morning we played for a centre of ex-child soldiers … tuff boys but good fun …A little story … after the show plus workshops they showed us some cards the kids made … one of the cards had this written on: toulejourjai panseatoi … this kid came from Rwanda, he was missing his country and family … Afternoon little show little centre … 15/11/07 Woke up ill … diaree… headache … damn I feel weak …

Two big shows today … I finished …

 

17:53 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/11/2007

Le mot du président

Bon jusqu’a présent vous n’avez pas eu l’occasion de me lire. Oh pas que je n’ai rien a dire mais il me semblait important de laisser a nos 3 clowns la possibilité d’exprimer des sentiments non pervertis par l’expérience d’un vieil humanitaire qui le plus souvent savait a quoi il allait être confronté. Cela dit, cette mission est aussi riche d’enseignements pour moi alors just’avant de quitter Bunia et d’ici 4 jours de laisser nos 3 clowns voguer de leurs propres ailes, je vais me permettre de me lâcher un tout petit peu…Désolé s’il reste des mots sans accent mais les claviers ici ont toutes les couleurs de l’arc en ciel… Bunia, c’est sans aucun doute une caricature d’Afrique: chacun dans un rôle qui ne laisse finalement qu’assez peu de place a la rencontre. Une ville quadrillée de 4X4 blancs UN ou blancs légèrement colorés des ONG avec des check points entourés de blindés et gardés par des casques bleus Népalais, Urugayens ou Bengladeshis. Pourtant en apparence, tout est calme…Les routes défoncées voient chaque matin des milliers d’enfants emprunter le chemin de l’école, les rues résonnent de champs d’église, les petites échoppes se succèdent le long de la piste enpoussiérée.. Pas très différent du reste des bourgades congolaises en somme. Sauf qu’ici la presence massive des UNs et des humanitaires a profondement modifié l’économie locale: Désireux de profiter de cette mane, la plupart des habitants de Bunia fortunés se sont empressés de  louer fort cher leur habitation a cette marée d’etrangers qui ont soudain debarqué de toutes parts. Depuis lors, la vie ici se déroule à 2 vitesses comme si les 2 communautés vivaient dans un monde parallèle. Bien sûr il y a des exceptions. Bien sûr il ne tient qu’à toi de franchir le pont, de descendre de ta bagnole…de descendre à la rivière, d apprendre quelques mots de langue locale,… Après tout, nous ne sommes pas obligés de suivre toutes les règles que se sont imposés tous les autres Muzungus du coin. Mais ce n’est pas si simple. Franchir le pont c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. On ne change pas du jour au lendemain100 années de vie commune où les stéréotypes n’ont pas cessé d’être renforcés. Quand un Congolais de la rue regarde un blanc, il voit d’abord un patron qui par définition naît le cul dans le beurre. Et puis tout ce déploiement de force, toutes ces soirées privées où l’alcool coule a flot, ce personnel de maison pléthorique, ces radios HF et même la grille de salaire proposée  aux employés locaux par les ONGs, tout le crie: Here is money!  Alors bien évidemment, pas facile facile pour une démarche qui s’adresse d’abord au coeur de trouver ici sa place naturellement. Nous ne sommes pas non plus exempts de contradictions. Pour deux de nos clowns, c’est une première en Afrique et ce premier contact avec la terre rouge de cette Afrique centrale qui n’arrête pas de souffrir n’est pas exempt d’appréhensions: Peur des maladies, peur de l’insécurité, peur du nombre, peur…de l’inconnu tout simplement. Alors, on tente le difficile compromis: Celui qui consiste a prendre chez les Muzungus tout ce qui rassure et nous gratifie du petit confort dont nous avons tant besoin loin de nos proches et à tenter le pari de choisir le moment où l’on se décidera a franchir le pont tout en réintégrant notre univers rassurant a la première angoisse venue....En espérant que la simple vue d’un sourire et d’un bonjour en langue locale changera tout. Et non petits clowns, pas si simple.  Mais il faut pourtant savoir prendre du recul. Le nez rouge, le sourire et puis le spectacle, c’est un début…c’est exotique, cela ne rentre pas dans les stéréotypes habituels, quelque chose se passe, c’est très fort et c’est très perturbant pour tout le monde.  On ne reconnaît pas ici le modèle du patron qui commande…Mais une fois le spectacle terminé, les clichés reprennent le dessus, et fort naturellement, la main se tend: Pourquoi n’y aurais je pas droit  moi non plus??? Allons petits clowns, tout ceci n’est en fait que bien trop normal. Il faut simplement ne pas s’arrêter au milieu du pont et accepter que le regard que l’autre pose sur nous n’est pas simplement le reflet de ce qu’il voit mais aussi de tout ce qu’il a vu. Alors même si la démarche j’en suis plus que jamais convaincu se suffit à elle-même, pour le reste il faut donner du temps au temps et certainement aussi accepter de sortir de notre propre zone de confort.   De la difficulté de vivre ensemble: La-lo-e: Un homme, deux femmes, des tonnes de possibilités…Trois personnes à la personnalité riche et débordant d’émotions. Partir ensemble, c’est accepter de vivre à trois une véritable aventure. Vivre 24 heures sur 24 ensemble, quelquefois dans la même chambre. Et qui dit aventure dit inconnu, stress, remise en question, et inévitablement conflits. Ces deux premières semaines d’aventure ont été riches en émotions de toutes sortes. Pas facile de gérer le groupe quand déjà on a du mal a se gérer soi-même. Alors en route pour les montagnes russes…Un jour haut, un jour bas, un jour avec lui, un jour avec elle…Pourtant, en bout de course, un vrai trio s’est formé. Un trio fier d’avoir ensemble eu le courage de prendre sur soi quand il le fallait et de repartir de l’avant plutôt que de laisser tomber les bras…Un trio capable aussi de patience les uns vis a vis des autres. Les moments où trois personnes sont toutes à 100 % sont rares, il ne faut pas les laisser passer. Je sais déjà que vous irez jusqu’au bout du chemin et qu ‘en fin de compte vous reviendrez plus forts. Je sais aussi que forts de la confrontation à autant d’environnements différents, les trois semaines qui s’annoncent seront encore plus fortes et que vous serez beaucoup plus à même de gérer votre stress et d’être disponibles pour la rencontre tout simplement. Pour notre dernier dimanche à Bunia, nous avons décidé de sacrifier à la pratique locale et nous avons donc été nous produire sur le parvis de l’église, à la sortie de la quatrième messe (trop de croyants pour les rassembler en moins de messes), celle qui se termine à 13h40…

Une super représentation avec pour changer Lars en leader du « tche tche coule » et chacun se donnant quelques libertés en terme d’impro. Un public conquis en habits du dimanche et à nouveau un bon 350 personnes…

 EGLISEBUNIA Je ne résiste pas à vous faire faire voir aussi le visage de Zoé après deux expositions prolongées au soleil ainsi qu’une photo de Maman Chantale, notre superbe cuisinière aux 7 enfants. ZOENEZROUGE

CHANTALEETCO
 

Nous partons ce jour sur Goma où nous changeons de public: Avec Solidarités et le HCR, nous devons nous rendre de mardi à jeudi dans le camps de déplacés qui se sont formés après les affrontements récents entre l'arme gouvernementale et les rebelles de Nkunda. 

Bises à tous. 

Luc

10:37 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

La pression du nombre

10/11

fouleECOLE
 

First of all I would like to thank Malot and Zoë for yesterday … it was such a hard day. But we conquered it all with our trio of clowns … BRAVO!!! Tze saga continues …Today it was school time … two schools ... thousand of kids … First one 850, I couldn’t believe my eyes when we were setting up … every where I looked there were kids coming to us … unbelievable … after the show we literally were swimming in a sea of blackness … I was pissing my pants.The second show there were even more kids, at least thousand. But luckily they were more disciplined. Afterwards we were followed by hundreds of outrageous kids … got a bit dangerous when we jumped into our car, cause they were following us on the street … Unfortunately because of those two shows Zoë lost her voice, which makes sense … two shows for such a big crowd without an amp … Ahwell … we will survive …

FOULEECOLE2

 

ECOLE3

ECOLE4

CORDEECOLE

10:02 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2007

Milieu fermé - milieu ouvert ...Une journée forte_

 

Très chers amisVoici un message un peu plus personnel…

Me voila dans le living MSF avec la voix cassee , tape sur un clavier anglais donc pas d’accents et plein de fautes

Hier matin prison, après midi centre ouvert pour enfants soldats finance par Save the children, dur tres dur beaucoup d’agressivite , ai eu frictions avec un jeune homme qui m’a bien demoli, ce matin nous avons joue 2 fois dans 2 ecoles differentes avec plein plein plein d’enfants, Lars explique bien tout en anglais moi pas le courage.

Nous repartons lundi pour Goma, enfin! car ici ca commence a devenir monotone, nous sommes fatigues d’emotions, ici tout s’arrete a 18h sauf les expats qui se reunissent, un grand manque de couleurs, pas facile de parler du Coeur, de donner ses impressions, normal chacun a ses etats d’ames et si tout le monde en parle il n’y aura plus de temps pour le principal…etre la pour les autres…

Enfin voila , bisous special a Elga, co, vi, ras, bi, celine merci pour vos petits mots…

Allez a demain pour d’autres nouvelles, nous jouons ce matin a l’hopital puis sur le parvis d’une eglise dans un quartier populaire…

Bye Z

 9/11: Prison centrale de Bunia

zoedevant prison

 

enligne prison

What an intense day … in the morning we had to play in the local prison. When we arrived we directly got a strange look from the police officers … even the U.N. was present with a heavy gun pointed at the entrance … yep, you can’t call this a friendly welcome.Luckily was the big chief very friendly. We had to play for 30 kids, so they invited the women to. When we were ready to go it started to rain … damn this was a show we really wanted to play. We’ll wait, its way to important. Waiting … playing music … had a silent laugh when I was playing “Don’t fence me in” of Cole Porter … more rain … seeing prisoners stacked in a truck, while we sang them goodbye … yes the sun returned … The young prisoners came out in a line, then I saw something what touched me. On the other side of the fence stood some young school kids, one of them saw his friend … they said hello … a dumb raised … a reaction …another dumb up … two kids … a fence in between them … sadness …During the show it was wicked to see this tuff young prisoners changing into kids … some of them started to copy our movements … another little victory …

prisonrire

cordeprison

 

trioprison

9/11 A-M: Centre de transit et d'orientation ouvert de Bunia: Ateliers

LARS BOUHHH COUVERT

 

In the afternoon we had to play in a centre ran by Save the Children. We didn’t know that this was an open centre, so we walked in very Pole Pole.Setting up … changing into costume … then all of a sudden Luc walked into our changing room. “I’m not filming” he said … the atmosphere was very aggressive, especially with the oldest kids.We were waiting for a driver who would bring some more kids, which was obviously a mistake … the mood changed, some of then pissed of with their roaring motorcycles … Luc came back and told us that we had to start, their getting way to inpatient.So we ran out with our sissy teletubie fanfare, regarded very awkward by the oldest kids.Damn this is gone be a tuff one … When we asked them to come closer, the oldest ones all yelled NO!!!We can’t play like this, luckily we didn’t bail. Three of the oldest kids stayed looking, which was another little victory. But once again after the show the mood stayed a little bit odd, we can’t give workshops if this aggressive ones stay. All of a sudden I saw that Zoe was surrounded by some of the oldest ones. She was heavily arguing with one of them … “You’re white and you should give us money” …. “NO” … “Yes, they told us that after the show you would give us money” … “NO, you’re lying and I’m not arguing with liars” she yelled back. He backed of, while his mates were laughing …RESPECT to Zoe, being surrounded by a bunch of young ex-child soldiers, these where the ones who actually killed people during the war. They even lived in this centre, which makes me heavily doubt about this project … sorry folks, but these kids need a very strong educator in front of them who learns them about respect and human values, otherwise how can youth ruined by violence ever rehabilitate in our society.Finally the oldest kids pissed of and we could start our workshops with the youngest ones.After a while we got all of them going, I was giving a clown workshop to the youngest kids … military style … yep folks, who would ever thought that I would believe in discipline, but it’s the only way you can work with this kids.

PEURGRANDSCOUVERT

ACROBATIEZOE

PYRAMIDEPETITS

LARSPLEURS

PYRAMIDEGRAND

When we got back at our base camp, we went with a doctor from MSF to the hospital. He asked us if we wanted to visit a young girl of 25 years who’s living her last day’s because of cancer.When we arrived at the ward, we got stopped by the head nurse. “I don’t want any fuss here … this is intensive care … these clowns have to be quiet otherwise I kick them out”.Silently we entered … once again these glances … what the hell are they doing here?We had to wait because she was on the toilet. Eventually we could visit her … I recognised her from the previous day’s I played in the hospital … the ice was broken.She reacted … I played my heart out and a wicked improvisation took place … we were singing and playing music with her … I went solo, luckily supported very well by Zoë and Malot.She was laughing and playing with us, with all the strength she still had in her.Damn … I really had to fight my tears … laughter and sadness can be so very close to each other. Life can be so hard for some people, but once again most of the times are this the most beautiful humans you encounter.It was amazing to feel her laughter and amazing energy. When we left she asked the doctor, “Who are these people?” “These are my clown friends”, he replied. She smiled and demanded us to go to the maternity ward … Now I was really fighting my tears (even when I’m writing this).Can it be more beautiful … life and dead so close to each other.A hospital clown moment I won’t forget … For those moments I live as a clown.

 

 

 

18:05 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

L'aide au retour et l'article 15: 8/11

Chers amis

Depuis quelque temps je n’ai plus écrit hoo que ce n’est pas bien. J’ai eu 2 sms réagissant à notre blog, chouette ça fait du bien d’avoir vos réactions car cela me permet -nous permet- de relativiser. Nous jouons devant des enfants qui ont vécu les pires choses et ils nous regardent avec des yeux d’enfants tout comme nous les regardons comme des enfants tout simplement. Maintenant dans la rue ils nous reconnaissent et nous chantent notre hymne international CmSF « Tché tché coulé ». Pour les histoires de sous ou de biscuit nous jouons avec, ben oui ce n’est pas du jour au lendemain que les gens d’ici nous verrons autrement qu’en dollars …c’est un peu cru mais c’est la réalité.

larsvieux IRumu
 

Pour aujourd’hui après 2 heures de route vers Maribo, ou nous avons traversé des petits villages avec des images d’enfants en tee-shirt bruni, déchiré, trop long assis sur un morceau de caillou, des images de splendides paysages riches de couleurs et couverts de végétation luxuriante, nous avons atterri chez Solidarités à l’occasion d’une distribution de nourriture dans le cadre d’une aide au retour de déplacés dans leur village. Donc avant la distribution spectacle qui pète toujours aussi bien, en plein soleil (qui chauffe les p’tits gas j’vous dis pas !) . Ensuite bonne heure de pause avant de jouer dans une école avec plus de 500 enfants, Super ! Nous avons du jouer sur le coup de 13 heures car les écoles ne peuvent faire face à la demande et en conséquence il faut dédoubler : une partie des élèves viennent le matin et l’autre l’après-midi. Les instituteurs nommés ont enfin recommencé à être payés (l’équivalent de 40 Euro par mois) mais leur nombre est totalement insuffisant face au nombre d’enfants en demande de formation. Alors les écoles n’ont d’autre choix que d’utiliser l’article 15 de la constitution : Ce fameux article qui n’existe pas et auquel l’ex président Mobutu référait chaque fois qu’on lui demandait quelque chose auquel il ne voulait ou ne pouvait pas répondre. Mais en bref, cela veut dire « démerdez vous » . En l’occurrence, pour chaque enfant scolarisé, il faut payer chaque mois entre 300 et 500 FC ( de  0,6 à 1 USD). Cela peut paraître dérisoire mais multipliez ce nombre par 4, 5 ou 6 et vous comprendrez pourquoi on voit encore tant d’enfants dans la rue. L’argent récolté sert à engager de nouveaux enseignants. Certaines familles n'ont d'autre choix que d'envoyer les enfants à tour de rôle...

zoetetes

 Petit bilan jusqu’à maintenant 2600 enfants et adultes ont vu notre spectacle dans 13 lieux.

Voilà pour demain prison le matin, Save the children l’après midi…à suivre. Je vous embrasse et donnez des nouvelles hein les potes !

Zoé

Today we went with Solidarités to Marabo. In the morning we played for locals who where waiting for the distribution of their food. Don’t worry folks ... no images like Ethiopia ... they just get there a reserve of 3 months stock.It was a two hour drive. This country is so beautiful ... they got a rich soil ... they can grow their own food but their broken through war ... it’s unbelievable ... but it’s like that...I’m feeling better again ... I regained my faith ... we’re here to play ... and give this people a lovely moment which they won’t forget ... but they demand a lot of energy and the last day’s I was out ... but I’m back ... yellin’ and saying hello to all the local kids ... damn they got such a lovely energy ... but everywhere you go in this country you see so many kids ... the average apparently is 5 kids a family... The show was great ... for me it was one of my best one’s...  In the afternoon we played in the local school ... 500 kids and apparently they got 1000 kids ... damn this children situation is unbelievable.Great show once again ... but today tze sun is killing’ us ... but we succeeded...Hasta la vista baby’s...    

Lars

17:16 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/11/2007

Lars telexes part 2 et en route pour Kpandroma UPDATED

03/11/07 This morning we had to play in the local footy stadium, it was advertised on tze local radio so we where expecting a lot of folks. Yep this could be tze big one!But when we arrived at the spot, there was bearly anyone there … damn, what are we doing? People who where looking at us like where extra terrestrials, but if we had a little chat with them they soon changed.After a while we where playing with a little group of kids, who where showing us there acro tricks.10h15 time to gather some more crowd … after for sure ten “tour de pistes” (walking in a big circle on your scene) with our mini fanfare we where slowly gathering a circle of curious people.Once again it was a nice show, with a real attentive audience … but once again 11 o’clock rain time. Are they gonna stay? Luckily most of them stayed, but we had to skip our acro final.In the afternoon we did our show for SOLIDARITE. Once again there where forecasts of huge crowds, but no more than 17 people … ahwell … tze show was a jolly old laugh … 04/11/07 Yihaa!!! … Our first morning of … Me was very happy … Tranquilo breakfast, a little bit training and stretching … yep chillin’ out with tze circus. It did me well, my body is very sore and my right shoulder is going pretty bad.In the afternoon we played for a 100 orphans. Damn there where so sweet and cute, still I get overwhelmed by their lovely energy …. Zoë and me where really up for it, unfortunately Malot was ill … everyday illness strikes another one of our mission … but no worry folks … kaka mou is not gonna stop us. During the show I noticed that the simplest of basic clowning rules really works here (ping-pong, 1-2-3, takin’ time, breathing). Actually playing here is a very good exercise. People never seen shows like this here so simplicity stay’s a golden key.Again at the end rain was our uninvited special guest, luckily we didn’t bailed … this audience was to nice.Afterwards we got followed again by an outrageous mob of kids, the funny thing that we had to go inside to visit some very little kids. Eventually we could get them quiet with a song called “Maicha Safari” which we did a la facon du duck (bent down walk like a duck). It was hilarious again. It’s so funny that after a kick ass show we can literally do everything with this kids, cause they just wanna copy, dance and play with us. This always results with very nice after show moments. On our way back we saw  that the entry of the General Hospital was blocked by armed U.N. vehicles. It’s weird how reality can change here in one second …  05/11/07 My heart weeps … a little clown took his heart and puts it in his suitecase  … One tear rolled over his cheek … just one … Yep folks today I’m havin’ a rough emotional time … I’m starting to miss a special person on tze other side of the globe … I’m tired of this distance … but what to do … I can only accept it and continue with our mission.

And so we did … today we took an U.N. helicopter from Bunia to Kpandroma (a village north of Bunia).


helico1It was pretty exiting, but once again this military presence makes you wonder. When we touched down at another little village we could say the landing area was surrounded by soldiers with heavy guns. helicolarsluc
When we touched down in Kpandroma the same image occurred. Is this necesairy? … apparently … the war has stopped here around 2003. But 30 km from here there’s still some rebels hidin’. You notice that war has left it’s scars upon these people. This year the locals here finally started to grow there own food again, cause before they where to frightened to work on their fields.  HELICOmalo
When we arrived we had to play for 250 kids of a local school ... once again a great show.Afterwards we visited tze local school, they almost got anything; two open air classrooms, two traditionally built classes, no books, no blackboard ... just a school package of Unicef. In the end we had a chat with the headmaster and some teachers, all of a sudden the conversation turned ... please help us ... give us money?But where only here to give our heart... lars en classe
In the afternoon we played in the local hospital ... we sucked big time ... no energy ... no food ... once again we got overwhelmed by the situation. People started us to ask us for money and food again ... we don’t got any we’re just 3 clowns passing by ... I’m starting to doubt our work ... we can give so little ... and people here got nothing ... it hurts .. 06-11-07 This morning we played at the local CTO, a centre for ex-child soldiers. When we arrived, the kids started dancing and singing for us ... damn ... every time it really touches me ... I was fighting my tears again.But it gives me energy to play ... so we did... TETESLARS
In the afternoon we played at the local market ... damn we literally got overcrowded ... people kept comin’ and comin’ ... our circle got smaller and smaller ... It was the first time I was getting frightened. What if something happens ... what if a kid got crushed ... what if all start askin’ us for food ... It’s just only 3 weak little clowns what can we do ... After the show when each of us separated, 4 very angry young guy’s approached me ... I’m going I yelled at the others I couldn’t handle it and jumped quickly in the jeep ... My doubts started to change in fear ... I know they can talk in an aggressive manner ... you just got to stand strong ... but if you’re not really in your clown, you lose your strength ... I was lost and felt very bad afterwards ... I’m gettin’ frightened ... this country is tough ... every time they ask us for money and food ... you just gotta stand strong ... but I lost my faith ... shit am I to weak for this ... I don’t know ... I can’t bail ... In the evening we got visited by the head doctor of the hospital next to the NGO where we we’re sleeping.He asked us for help ... they don’t got any money for electricity in the hospital... while at the place where we’re staying the generator was hummin’ ... it’s a goddamn strange world we’re living in... 07-11-07 Bad sleep tonight ... nightmares about war and violence ... this situation of this country is starting to get in my veins ... a little poem... A country is wakin’ up So rich with nature and cultureA country is wakin’ upBroken through war, corruption & colonisation enattendanthelico
9 o’clock heli time ... four hours and 5 stops later we arrived back in Bunia.It felt a little bit like comin’ home when we entered our little MSF palace where we’re staying.In the afternoon we prepared the workshops, did some training and Zoe went to the hospital.In the evening I started to feel weird ... I couldn’t figure it out ... all this shit is growing heavy on me.And I can’t let it out ... I miss my sweaty plus a guitar ... damn playing some music would do me well.Anyhow tomorrow is a new day ... time to work again.

 

Lundi 5/11 

Je suis dehors de CAPA la maison MSF, de l’autre côté de la forteresse, j’attends la voiture de UNICEF qui vient nous chercher pour partir en Hélicoptère de l’UN vers Kpandroma.

HELICOZOE
 

J’observe les gens, de toute sorte, je regarde les voitures, les camions, 1 sur 4 n’est pas de l’UN que dire ? Si ils ne sont pas présents apparemment  c’est le bordel…donc ils sont là pour éviter les débordements…

Nous décollons à 10h une vue magnifique, beaucoup de terre cultivées, des collines, peu de forêt, un feu d’artifice de différents verts et une terre d’un rouge terre. Assez impressionnant  l’atterrissage tout autour de l’hélico des hommes mitraillette à la main prêt à tirer qui nous protègent, ça fout les boules.

 

 ituripaysage

Une fois installé dans la maison de Coopi, (c’est autre chose que MSF) nous allons jouer pour une école, enfin une futur école, nous jouons, chantons tapons des mains c’est la fête .Bien évidemment, une fois fini ils nous demandent de l’argent éternel combat. Dans l’après midi nous allons dans l’hôpital juste à côté de chez nous et vraiment pas facile ! Même assez dur, le moral n’est pas très rose, une fois passé dans la petite maison, soisns intensifs, pédiatrie, il nous ont félicite et rebelote « Maintenant que nous vous avons regardé et félicité donnez de l’argent nous sommes pauvres qu’est-ce que vous faites ici hein » et là « Pouuuu » c’est dur. C’est vrai nous sommes là même pas trois jours ils ont l’habitude de voir des blancs qui apportent du matériel, de la nourriture, des structures et nous ben… rien, du sourire ? IL l’ont le sourire malgré toutes leur souffrance, toutes les horreurs qu’ils ont bouffés des yeux, alors quoi ? Sentiment d’impuissance et surtout quand t’es dans l’état de clown tout est en plein cœur.Ce soir avec Lars on regarde les étoiles on pense à vous nos amoureux qui êtes loin

Mais bon demain est un autre jour,  nous jouons au CTO (resocialisation enfants soldats) à 8h30, puis enchaînons sur les ateliers.

kpandroma2

 Bon allé plein de belles choses à vous et même si c’est un peu dur il y a beaucoup de belles choses à prendre.z.Ps/un petit coucou à mon frère, je pense souvent à toi et t’envoie plein d’amour, tu peux essayer les sms c’est facile…bisous  Kpandroma : A 15 kms du lac Victoria et de la frontière Ougandaise. La région est officiellement calme mais il y a encore beaucoup d’armes en circulation et un certain nombre d’es chefs de guerre qui refusent de rendre les armes et de rejoindre l’armée nationale.  Résultat : des affrontements réguliers entre Forces Armées Nationales et milices et de nouveaux déplacements de population. Ici la population est Lendu en majorité et Alur en minorité.

Les collines s’étendent à perte de vue et sont magnifiques. Une maman me dit : « Ca va un peu. Les champs sont à nouveau plantés… ». Cela n’a l’air de rien mais c’est un des premiers signaux de retour à la vie…Et même si la vie reste très difficile, on peut se remettre à espérer.

Zoé

kpandromagamin

A kpandora 2ème jour, ce matin nous étions au CTO (enfants soldats filles et garçons) comme d’ habitude les images vidéo et photo sont interdites, cela pour que leur intégrité soit garantie . L’ambiance était joviale et ils nous ont joué un sketch, nous avons un peu dur a comprendre leur moeurs et la langue car ils traduisent des scènes de la vie quotidienne, en tout cas ils jouent bien. Les ateliers ont suivi avec bonheur. Il est dur de toujours les quitter. Nous voudrions travailler sur un temps plus long car c’est toujours un peu frustrant, surement aussi pour eux, de vivre un moment si fort et plus rien. La trace ressemble plus a un trait d’union qu’a une belle ligne droite. L’après-midi, nous allons au marché, deuxième excursion en milieu ouvert. La fanfare remonte la rue ce qui entraîne beaucoup de monde avec. Arrivé à l’ endroit choisi, nous étions bien nombreux, il n’était donc pas facile de faire le cercle. Au fur et a mesure du jeu le cercle s’est réduit, c’est sûr qu’ils n’avaient plus peur de nous mais nous sommes un peu dépassés par l’énergie grandissante que l’événement produisait, ils en voulaient toujours plus et nous ne pouvons parfois pas donner plus. Très fort moment encore une fois agréable et nous nous adaptons au fur  et a mesure.

Malo

 zoe foule

applause kpandroma

corde kpandroma 2

18:07 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |