15/11/2007

Goma...La guerre nous rattrappe UPDATED

Salut tout le monde,

 

Bon j’avais dit que je n’écrirais qu’un seul message mais comme ce soir je suis le seul derrière le clavier et que je suis sûr que vous mourez tous d’impatience d’avoir la suite du feuilleton alors je vous fais un bref topo de la situation (sans photos cette fois vu que mon appareil photo a chopé une saloperie…).

sourire cv

Lundi : Départ de Bunia sur petit porteur sans problème. Un joli vol au dessus du cratère du Nyiragongo, le volcan qui surplombe Goma et qui a déversé sa lave sur la ville il y a à peine 5 ans…Mais c’est comme si c’était hier tant les stigmates restent partout visibles. La route qui ramène de l’aéroport à la maison de Solidarités, l’ONG française qui nous héberge avec chaleur et générosité ici à Goma est en réalité la coulée de lave elle-même.

Ah ben génial voilà Zoé qui arrive. Je vais pouvoir lui laisser la plume.

 

Heuu ben suis pas aussi littéraire que lui mais bon …

Alors mardi matin normalement nous partions pour le camp de Mugunga mais pendant la nuit et au petit matin conflit (attaque par x sur 2 camps par mortiers) ce qui veut dire que plus ou moins 25.000 personnes ont fuit les camps vers la ville et nous on attend. A midi nous discutions avec le Chef de Solidarité- discussion un peu hard sur le conflit- sur les braquages qu’ils ont vécu, les mots sont forts, Lars Malo et moi-même on a un peu dur, j’en fais part à Luc et gentiment le chef coordinateur nous propose un briefing bien résumé de l’histoire de la région et du pays fin d’après midi.

palace goma

Ok on reprend du poil de la bête et allons jouer dans une structure pour les enfants de la rue tenue par un vieil italien à côté d’une cathédrale qui a bien souffert de la coulée de lave en janvier 2002 ;

cathedrale g
Le centre Kahinja pour enfants des rues au pied de ce qui reste de la cathédrale.

oui assez impressionnant la couleur de Goma et assez noir due aux 3 coulées qui ont bien marqué la ville bref, nous jouons donnons atelier (oui je me grouille car la propriétaire de l’ordi veut voir un film) un peu récréation pour ces enfants plein d’énergie de vitalité. Ensuite de retour dans notre palace au bord du Lac très beau mais régulièrement visité par le  choléra, eau stagnante, plaque de gaz qui fait chaque jour, chaque semaine plusieurs morts, étrange ce Lac…Puis briefing histoire des conflits,  FARDC (militaire du gouvernement), FDLR (front démocratique libération du Rwanda), Nkunda le protecteur des Tutsi, l’après génocide, 96, une date avec des horreurs, Hutus qui se préparaient dans les camps pour « terminer le travail » au Rwanda, et j’en passe d’autres car dans un aussi petite espace il y en a des choses à raconter, à décortiquer…  là moi je craque, remise en question qu’est ce que je fous ici pourquoi comment, dans l’humanitaire, peut pas penser à toi à tes états d’âmes, t’as des milliers de personnes qui fuient les camp et toi ta peur tu ne connais pas ces nouveau mots… mais quand même bonne discussion avec Malo les mots sortent tu relativises ok j’me relâche je passe une bonne nuit cool. Mais évidemment changement de programme car pour les camps c’est trop chaud .Aujourd’hui ce 14 nov ils rentrent dans les camps, ça va il n’y a pas eu trop de tension sauf qu’il y a eu pillage dans les camps donc ils n’ont plus rien du tout…. Pour nous au matin  CTO d’enfants soldats, 150, spectacle bien passé puis ateliers pas facile les éducateurs pas trop présents enfants bien vivants, bien marqués.

cajedenfant

Carte faite par un enfant soldat du CTO Cajed 

Ensuite pause très courte et là nous atterrissons dans un petit coin de paradis « Inouka» pour des filles rejetées par leur famille en reconstruction plus ou moins 40 filles de 6 à 14, 15 ans bon spectacle dans l’herbe, bons ateliers plein d’amour c’était autre chose qu’au matin. Voila demain nous jouerons pour plus de 1000 ados post ados à « Donbosco »qui apprennent les métiers, des orphelins de à partir de 4 ans.

 children voice Zoe

Vendredi matin nous nous envolons vers Bukavu, avec déjà plein de contact, orphelinat d’une Maman, hôpital Panzi violences sexuelles, ça va âtre chaud, autre hôpital HIV enfin bref ça va vite passer. Nous quittons Luc ce vendredi ça va être différent…nous allons être livrés à nous mêmes (oui je dis ça mais il va nous aider à trouver un logement) en sachant quand même que c’était un peu sa mission lui qui a été chef des grands Lac chez MSF.

children voice global

children voie 2

 

Voila c’est un peu plaqué, un peu brut mais voila… je vous embrasse ici nous avons de bonnes couleurs, merci Juan, Miguel pour vos messages et à tout bientôt.

z

 donbosco Spectacle à Don Bosco: 1100 élèves

  Ha ben ca fait longtemps que j ai rien dit, j’ai pas mes notes alors impro. GOMA, 2eme étape, une ville plus grande avec plus d activité bonne ou mauvaise. Comme vous a dit Zoé, nous rentrons dans la compréhension du conflit car il est proche. Nous sommes à la frontière du Rwanda dans une ville de commerce ou les différentes milices agissent. Ainsi rien n’est posé. Pour ma part je prends aussi conscience des limites de l’humanitaire…. Sinon ce que nous vivons est toujours fort, chaque jour.

acrobatie children voice 2


Il y a beaucoup d’acrobates chez les enfants soldats ou autre ado rencontré sur nos routes. Une bonne roue de camion devient un trampoline a salto, saut de tête, costal et autre culbutes impressionnantes, un but de foot permet l’acrobatie aérienne, ils m emmènent dans leurs prouesses, je ne fais pas toujours la maline mais qu’est ce que c’est bon.

children voice acro

Mon utopie serait de former des troupes à chaque fois. Comme nous n’avons pas pu jouer pour les camps du fait des attaques, nous avons cherchez les structures et il y a quand même pas mal d’enfants qu’on parvient à réinsérer, cela donne espoir pour le devenir du pays. Aujourd’hui nous jouions devant 1100 enfants et cela devient du bonheur, ils ont très bien réagi et attendent les prochains (à bon entendeur…)

Malo

 contr

And now the english version!

13/11/07 We arrived yesterday in Goma … yes this is gone be different shit … a big city … a lot of different ethnic groups … thousands of IDP’s (internal displaced people = people who have to quit there village because of the war.Normally we were going to visit 4 IDP camps with Solidarités … but this morning we got news that we can’t leave, apparently there been attacks …We had to wait for more news … In the afternoon some news arrived … two camps have been attacked and 40.000 refugees are comin’ to Goma.Damn what are we doing here … this is work for first aid, not for 3 clowns, when all this people enter Goma there could be riots … today it’s save, but what will tomorrow bring?I’m frightened and don’t know what to expect … I start to imagine how it is to live during a war … waiting … fear … refuge … and what we’re feeling is nothing compared to tze real shit … We had to change our program for the rest of the week because it’s way unsafe to leave the village … In the afternoon we played for a centre for street kids … luckily their energy chased my fear away … thanks kids!!!

 

14/11/07 This morning I woke up with a new thought … Why should I worry about the safety of our project while there are 40.000 people homeless again because of this fuckin’ war!!!This country is such a big mess.After breakfast we got some news … the refugees returned to their camp … no news who caused this attack …In the morning we played for a centre of ex-child soldiers … tuff boys but good fun …A little story … after the show plus workshops they showed us some cards the kids made … one of the cards had this written on: toulejourjai panseatoi … this kid came from Rwanda, he was missing his country and family … Afternoon little show little centre … 15/11/07 Woke up ill … diaree… headache … damn I feel weak …

Two big shows today … I finished …

 

17:53 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/11/2007

Le mot du président

Bon jusqu’a présent vous n’avez pas eu l’occasion de me lire. Oh pas que je n’ai rien a dire mais il me semblait important de laisser a nos 3 clowns la possibilité d’exprimer des sentiments non pervertis par l’expérience d’un vieil humanitaire qui le plus souvent savait a quoi il allait être confronté. Cela dit, cette mission est aussi riche d’enseignements pour moi alors just’avant de quitter Bunia et d’ici 4 jours de laisser nos 3 clowns voguer de leurs propres ailes, je vais me permettre de me lâcher un tout petit peu…Désolé s’il reste des mots sans accent mais les claviers ici ont toutes les couleurs de l’arc en ciel… Bunia, c’est sans aucun doute une caricature d’Afrique: chacun dans un rôle qui ne laisse finalement qu’assez peu de place a la rencontre. Une ville quadrillée de 4X4 blancs UN ou blancs légèrement colorés des ONG avec des check points entourés de blindés et gardés par des casques bleus Népalais, Urugayens ou Bengladeshis. Pourtant en apparence, tout est calme…Les routes défoncées voient chaque matin des milliers d’enfants emprunter le chemin de l’école, les rues résonnent de champs d’église, les petites échoppes se succèdent le long de la piste enpoussiérée.. Pas très différent du reste des bourgades congolaises en somme. Sauf qu’ici la presence massive des UNs et des humanitaires a profondement modifié l’économie locale: Désireux de profiter de cette mane, la plupart des habitants de Bunia fortunés se sont empressés de  louer fort cher leur habitation a cette marée d’etrangers qui ont soudain debarqué de toutes parts. Depuis lors, la vie ici se déroule à 2 vitesses comme si les 2 communautés vivaient dans un monde parallèle. Bien sûr il y a des exceptions. Bien sûr il ne tient qu’à toi de franchir le pont, de descendre de ta bagnole…de descendre à la rivière, d apprendre quelques mots de langue locale,… Après tout, nous ne sommes pas obligés de suivre toutes les règles que se sont imposés tous les autres Muzungus du coin. Mais ce n’est pas si simple. Franchir le pont c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. On ne change pas du jour au lendemain100 années de vie commune où les stéréotypes n’ont pas cessé d’être renforcés. Quand un Congolais de la rue regarde un blanc, il voit d’abord un patron qui par définition naît le cul dans le beurre. Et puis tout ce déploiement de force, toutes ces soirées privées où l’alcool coule a flot, ce personnel de maison pléthorique, ces radios HF et même la grille de salaire proposée  aux employés locaux par les ONGs, tout le crie: Here is money!  Alors bien évidemment, pas facile facile pour une démarche qui s’adresse d’abord au coeur de trouver ici sa place naturellement. Nous ne sommes pas non plus exempts de contradictions. Pour deux de nos clowns, c’est une première en Afrique et ce premier contact avec la terre rouge de cette Afrique centrale qui n’arrête pas de souffrir n’est pas exempt d’appréhensions: Peur des maladies, peur de l’insécurité, peur du nombre, peur…de l’inconnu tout simplement. Alors, on tente le difficile compromis: Celui qui consiste a prendre chez les Muzungus tout ce qui rassure et nous gratifie du petit confort dont nous avons tant besoin loin de nos proches et à tenter le pari de choisir le moment où l’on se décidera a franchir le pont tout en réintégrant notre univers rassurant a la première angoisse venue....En espérant que la simple vue d’un sourire et d’un bonjour en langue locale changera tout. Et non petits clowns, pas si simple.  Mais il faut pourtant savoir prendre du recul. Le nez rouge, le sourire et puis le spectacle, c’est un début…c’est exotique, cela ne rentre pas dans les stéréotypes habituels, quelque chose se passe, c’est très fort et c’est très perturbant pour tout le monde.  On ne reconnaît pas ici le modèle du patron qui commande…Mais une fois le spectacle terminé, les clichés reprennent le dessus, et fort naturellement, la main se tend: Pourquoi n’y aurais je pas droit  moi non plus??? Allons petits clowns, tout ceci n’est en fait que bien trop normal. Il faut simplement ne pas s’arrêter au milieu du pont et accepter que le regard que l’autre pose sur nous n’est pas simplement le reflet de ce qu’il voit mais aussi de tout ce qu’il a vu. Alors même si la démarche j’en suis plus que jamais convaincu se suffit à elle-même, pour le reste il faut donner du temps au temps et certainement aussi accepter de sortir de notre propre zone de confort.   De la difficulté de vivre ensemble: La-lo-e: Un homme, deux femmes, des tonnes de possibilités…Trois personnes à la personnalité riche et débordant d’émotions. Partir ensemble, c’est accepter de vivre à trois une véritable aventure. Vivre 24 heures sur 24 ensemble, quelquefois dans la même chambre. Et qui dit aventure dit inconnu, stress, remise en question, et inévitablement conflits. Ces deux premières semaines d’aventure ont été riches en émotions de toutes sortes. Pas facile de gérer le groupe quand déjà on a du mal a se gérer soi-même. Alors en route pour les montagnes russes…Un jour haut, un jour bas, un jour avec lui, un jour avec elle…Pourtant, en bout de course, un vrai trio s’est formé. Un trio fier d’avoir ensemble eu le courage de prendre sur soi quand il le fallait et de repartir de l’avant plutôt que de laisser tomber les bras…Un trio capable aussi de patience les uns vis a vis des autres. Les moments où trois personnes sont toutes à 100 % sont rares, il ne faut pas les laisser passer. Je sais déjà que vous irez jusqu’au bout du chemin et qu ‘en fin de compte vous reviendrez plus forts. Je sais aussi que forts de la confrontation à autant d’environnements différents, les trois semaines qui s’annoncent seront encore plus fortes et que vous serez beaucoup plus à même de gérer votre stress et d’être disponibles pour la rencontre tout simplement. Pour notre dernier dimanche à Bunia, nous avons décidé de sacrifier à la pratique locale et nous avons donc été nous produire sur le parvis de l’église, à la sortie de la quatrième messe (trop de croyants pour les rassembler en moins de messes), celle qui se termine à 13h40…

Une super représentation avec pour changer Lars en leader du « tche tche coule » et chacun se donnant quelques libertés en terme d’impro. Un public conquis en habits du dimanche et à nouveau un bon 350 personnes…

 EGLISEBUNIA Je ne résiste pas à vous faire faire voir aussi le visage de Zoé après deux expositions prolongées au soleil ainsi qu’une photo de Maman Chantale, notre superbe cuisinière aux 7 enfants. ZOENEZROUGE

CHANTALEETCO
 

Nous partons ce jour sur Goma où nous changeons de public: Avec Solidarités et le HCR, nous devons nous rendre de mardi à jeudi dans le camps de déplacés qui se sont formés après les affrontements récents entre l'arme gouvernementale et les rebelles de Nkunda. 

Bises à tous. 

Luc

10:37 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le mot du président

Bon jusqu’a présent vous n’avez pas eu l’occasion de me lire. Oh pas que je n’ai rien a dire mais il me semblait important de laisser a nos 3 clowns la possibilité d’exprimer des sentiments non pervertis par l’expérience d’un vieil humanitaire qui le plus souvent savait a quoi il allait être confronte. Cela dit, cette mission est aussi riche d’enseignements pour moi alors just’avant de quitter Bunia et d’ici 4 jours de laisser nos 3 clowns voguer de leurs propres ailes, je vais me permettre de me lâcher un tout petit peu…Désolé s’il reste des mots sans accent mais les claviers ici ont toutes les couleurs de l’arc en ciel… Bunia, c’est sans aucun doute une caricature d’Afrique: chacun dans un rôle qui ne laisse finalement qu’assez peu de place a la rencontre. Une ville quadrillée de 4X4 blancs UN ou blancs légèrement colorés des ONG avec des check points entourés de blindes et gardes par des casques bleus Népalais, Urugayens ou Bengladeshis. Pourtant en apparence, tout est calme…Les routes défoncées voient chaque matin des milliers d’enfants emprunter le chemin de l’école, les rues résonnent de champs d’église, les petites échoppes se succèdent le long de la piste enpoussiérée.. Pas très différent du reste des bourgades congolaises en somme. Sauf qu’ici la presence massive des UNs et des humanitaires a profondement modifié l’économie locale: Désireux de profiter de cette mane, la plupart des habitants de Bunia fortunés se sont empressés de  louer fort cher leur habitation a cette marée d’etrangers qui ont soudain debarqué de toutes parts. Depuis lors, la vie ici se déroule à 2 vitesses comme si les 2 communautés vivaient dans un monde parallèle. Bien sûr il y a des exceptions. Bien sûr il ne tient qu’à toi de franchir le pont, de descendre de ta bagnole…de descendre à la rivière, d apprendre quelques mots de langue locale,… Après tout, nous ne sommes pas obligés de suivre toutes les règles que se sont imposés tous les autres Muzungus du coin. Mais ce n’est pas si simple. Franchir le pont c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. On ne change pas du jour au lendemain100 années de vie commune où les stéréotypes n’ont pas cessé d’être renforcés. Quand un Congolais de la rue regarde un blanc, il voit d’abord un patron qui par définition naît le cul dans le beurre. Et puis tout ce déploiement de force, toutes ces soirées privées où l’alcool coule a flot, ce personnel de maison pléthorique, ces radios HF et même la grille de salaire proposée  aux employés locaux par les ONGs, tout le crie: Here is money!  Alors bien évidemment, pas facile facile pour une démarche qui s’adresse d’abord au coeur de trouver ici sa place naturellement. Nous ne sommes pas non plus exempts de contradictions. Pour deux de nos clowns, c’est une première en Afrique et ce premier contact avec la terre rouge de cette Afrique centrale qui n’arrête pas de souffrir n’est pas exempt d’appréhensions: Peur des maladies, peur de l’insécurité, peur du nombre, peur…de l’inconnu tout simplement. Alors, on tente le difficile compromis: Celui qui consiste a prendre chez les Muzungus tout ce qui rassure et nous gratifie du petit confort dont nous avons tant besoin loin de nos proches et à tenter le pari de choisir le moment où l’on se décidera a franchir le pont tout en réintégrant notre univers rassurant a la première angoisse venue....En espérant que la simple vue d’un sourire et d’un bonjour en langue locale changera tout. Et non petits clowns, pas si simple.  Mais il faut pourtant savoir prendre du recul. Le nez rouge, le sourire et puis le spectacle, c’est un début…c’est exotique, cela ne rentre pas dans les stéréotypes habituels, quelque chose se passe, c’est très fort et c’est très perturbant pour tout le monde.  On ne reconnaît pas ici le modèle du patron qui commande…Mais une fois le spectacle terminé, les clichés reprennent le dessus, et fort naturellement, la main se tend: Pourquoi n’y aurais je pas droit  moi non plus??? Allons petits clowns, tout ceci n’est en fait que bien trop normal. Il faut simplement ne pas s’arrêter au milieu du pont et accepter que le regard que l’autre pose sur nous n’est pas simplement le reflet de ce qu’il voit mais aussi de tout ce qu’il a vu. Alors même si la démarche j’en suis plus que jamais convaincu se suffit a elle-même, pour le reste il faut donner du temps au temps et certainement aussi accepter de sortir de notre propre zone de confort.   De la difficulté de vivre ensemble: La-lo-e: Un homme, deux femmes, des tonnes de possibilités…Trois personnes a la personnalité riche et débordant d’émotions. Partir ensemble, c’est accepter de vivre a trois une véritable aventure. Vivre 24 heures sur 24 ensemble, quelquefois dans la même chambre. Et qui dit aventure dit inconnu, stress, remise en question, et inévitablement conflits. Ces deux premières semaines d’aventure ont été riches en émotions de toutes sortes. Pas facile de gérer le groupe quand déjà on a du mal a se gérer soi-même. Alors en route pour les montagnes russes…Un jour haut, un jour bas, un jour avec lui, un jour avec elle…Pourtant, en bout de course, un vrai trio s’est formé. Un trio fier d’avoir ensemble eu le courage de prendre sur soi quand il le fallait et de repartir de l’avant plutôt que de laisser tomber les bras…Un trio capable aussi de patience les uns vis a vis des autres. Les moments ou trois personnes sont toutes a 100 % sont rares, il ne faut pas les laisser passer. Je sais déjà que vous irez jusqu’au bout du chemin et qu ‘en fin de compte vous reviendrez plus forts. Je sais aussi que fort de la confrontation à autant d’environnements différents, les trois semaines qui s’annoncent seront encore plus fortes et que vous serez beaucoup plus à même de gérer votre stress et d’être disponibles pour la rencontre tout simplement. Pour notre dernier dimanche à Bunia ;, nous avons décidé de sacrifier à la pratique locale et nous avons donc été nous produire sur le parvis de l’église, à la sortie de la quatrième messe (trop de croyants pour les rassembler en moins de messes), celle qui se termine à 13h40…

Une super représentation avec pour changer Lars en leader du « tche tche coule » et chacun se donnant quelques libertés en terme d’impro. Un public conquis en habits du dimanche et à nouveau un bon 350 personnes…

 EGLISEBUNIA Je ne résiste pas à vous faire faire voir aussi le visage de Zoé après deux expositions prolongées au soleil ainsi qu’une photo de Maman Chantale, notre superbe cuisinière aux 7 enfants. ZOENEZROUGE

CHANTALEETCO
 

Nous partons ce jour sur Goma où nous changeons de public: Avec Solidarités et le HCR, nous devons nous rendre de mar

10:36 Écrit par Laloe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La pression du nombre

10/11

fouleECOLE
 

First of all I would like to thank Malot and Zoë for yesterday … it was such a hard day. But we conquered it all with our trio of clowns … BRAVO!!! Tze saga continues …Today it was school time … two schools ... thousand of kids … First one 850, I couldn’t believe my eyes when we were setting up … every where I looked there were kids coming to us … unbelievable … after the show we literally were swimming in a sea of blackness … I was pissing my pants.The second show there were even more kids, at least thousand. But luckily they were more disciplined. Afterwards we were followed by hundreds of outrageous kids … got a bit dangerous when we jumped into our car, cause they were following us on the street … Unfortunately because of those two shows Zoë lost her voice, which makes sense … two shows for such a big crowd without an amp … Ahwell … we will survive …

FOULEECOLE2

 

ECOLE3

ECOLE4

CORDEECOLE

10:02 Écrit par Laloe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |